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Davos: Corporate Greed Has to Stop - Urgent Action Needed on Financial Reform and Jobs

27/01/2010

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From ITUC OnLine: 

Trade union leaders attending the World Economic Forum Annual Meeting in Davos this week will use the occasion to maintain pressure on governments to act urgently to tackle the deepening global employment crisis, and to move ahead with reform and restructuring of banking and finance.  The unions will also challenge the business world to work with governments and unions to create decent jobs and to support financial reform rather than oppose much needed changes, as many in the financial sector in particular have been doing.

“Business has traditionally used the Davos platform to push for yet more deregulation and convince governments to leave everything to the market.  This approach has had catastrophic results, with some 60 million people expected to lose their jobs due to this crisis and taxpayers having to bail out financial institutions which failed because of a toxic combination of greed and the withdrawal of governments from their responsibilities to govern effectively,” said ITUC President Sharan Burrow.

In its statement* to the Davos meeting, the ITUC, with its Global Unions partners and national affiliates, will push a series of key policy demands which are central to the trade union inputs to the G20, the international financial institutions and the WTO.  These include:

  • reform and restructuring of the banking and financial sector, with the plans announced by US President Barack Obama as key components in a broad set of legislative measures which should also include action on executive pay and bonuses, and a financial transactions tax;
  • renewed and reinforced economic stimulus by governments with decent employment as a central focus; and,
  • cooperation between governments through the G20 and the international institutions to ensure a coherent approach and avoid “regulatory arbitrage” whereby companies seek lax regulatory jurisdictions to conduct their business.

“Job losses are expected to continue throughout 2010.  With stimulus packages due to end in the next months, governments need to launch renewed economic support in order to avoid a prolonged and deeper recession.   Along with the terrible consequences for those directly affected, rising unemployment is likely to choke economic demand and set back the prospects for recovery.  Employment, including investment in putting economies onto a low-carbon pathway, must be at the heart of renewed stimulus,” said John Evans, General Secretary of the Trade Union Advisory Committee to the OECD.

With executive pay, especially bonuses in the banking sector, causing outrage around the world, the unions are demanding action on the issue by governments and regulatory authorities.  Billions of dollars of bonuses have been announced, including by banks that  were rescued by taxpayer funds.

“Davos CEOs are overpaid and out of touch,” said Philip Jennings, General Secretary of UNI Global Union, which covers workers in the services sector.  “There is no relation at all between the performance of the highest-paid in the finance sector and the massive bonuses which they have been ripping out of the system for themselves even as the real economy has gone into a tailspin.  Governments need to put a stop to this.  The proposal that executive incomes should be limited to 20 times median earnings would still leave them with plenty to live on.”

In many cases, those who receive the biggest salaries and bonuses have an inside track on the discussions of governments and regulators on how to move out of the crisis.

“Those in banking and finance who still claim that this crisis could not have been predicted are either dishonest or incompetent.  This may be good enough for the banks themselves, but it falls well short of what societies need and what governments should do,” said ITUC General Secretary Guy Ryder.

Fourteen trade union leaders from the ITUC, Global Union Federations and national trade union centres will be in Davos for the World Economic Forum Annual Meeting, 27 - 31 January.  A Labour Leaders’ press conference will take place on 28 January at 15.00 at the Davos Congress Centre.

Contact (in Davos):  ITUC Communications Director, Tim Noonan at tim.noonan@ituc-csi.org, or via ITUC Press Officer Mathieu Debroux, + 32 476 621 018.

* to read the Labour Leaders’ statement to Davos 2010, see:
http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/2010_Statement_of_Labour_Leaders_to_the_World_Economic_Forum_Annual_Meeting.pdf

 


Davos : Halte à la convoitise des milieux d’affaires
Des mesures urgentes s’imposent concernant la réforme financière et l’emploi

Les dirigeants syndicaux qui assisteront à la conférence annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine saisiront l’occasion pour presser les gouvernements d’adopter des mesures urgentes en réponse à la crise mondiale croissante dans le domaine de l’emploi et de procéder à la réforme et la restructuration des banques et des finances. Les syndicats défieront en même temps les milieux d’affaires d’œuvrer aux côtés des gouvernements et des syndicats en vue de la création d’emplois décents et de soutenir la réforme financière plutôt que de s’opposer à des changements fort nécessaires tel que cela a souvent été le cas jusqu’ici, notamment dans le secteur financier.

« Les milieux d’affaires se sont traditionnellement servis de la tribune de Davos pour pousser dans le sens d’une déréglementation toujours accrue et convaincre les gouvernements de tout déférer au marché. Cette approche a mené à des résultats catastrophiques, avec des prévisions de l’ordre de 60 millions de pertes d’emploi résultant de la crise et le renflouement à charge des contribuables d’institutions financières qui ont périclité des suites d’un cocktail toxique fait de convoitise et de renoncement des gouvernements à leurs responsabilités de gouverner efficacement », a déclaré Sharan Burrow, présidente de la CSI.

Dans sa déclaration* à la conférence de Davos, la CSI, épaulée par ses partenaires du groupement Global unions et ses affiliées nationales, mettra en avant un ensemble de demandes politiques clefs qui figurent au cœur des positions syndicales soumises au G20, aux institutions financières internationales et à l’OMC. Celles-ci incluent :

  • La réforme et la restructuration du secteur bancaire et financier, où les plans annoncés par le président des Etats-Unis Barack Obama constituent des éléments-clés à l’intérieur d’un cadre global de mesures législatives ; celui-ci devrait également inclure des recommandations relatives à la rémunération et aux bonus des cadres et une taxe sur les transactions financières ;
  • L’adoption par les gouvernements de mesures de stimulation économique renouvelées et renforcées, où un accent particulier serait mis sur l’emploi décent ;
  • La coopération intergouvernementale par le biais du G20 et des institutions internationales pour assurer une approche cohérente et exclure tout « arbitrage en matière de régulation » permettant à des entreprises de recourir à des juridictions laxistes pour conduire leurs affaires.

« Il est prévu que les pertes d’emplois se poursuivent tout au long de 2010. Tandis que les mesures de stimulation devraient toucher à leur fin au cours des prochains mois, les gouvernements devront renouveler leur soutien économique pour éviter une récession prolongée et aggravée. Outre les conséquences désastreuses pour les personnes directement touchées, le chômage croissant risque d’étrangler la demande économique et de compromettre les perspectives de relance. L’emploi, y compris l’investissement vers des économies bas carbone devra figurer au cœur des nouveaux programmes de stimulation », a déclaré John Evans, secrétaire général de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE.

Les syndicats pressent les gouvernements et les instances compétentes en matière de régulation de prendre les mesures qui s’imposent face au tollé international suscité par les émoluments des cadres et, en particulier, les bonus du secteur financier. De fait, des bonus s’élevant à plusieurs milliards de dollars ont été annoncés, y compris par des banques renflouées avec l’argent des contribuables.

« Les PDG de Davos sont surpayés et n’ont aucune notion de la réalité » a déclaré Philip Jennings, secrétaire général de la Fédération syndicale internationale UNI, qui représente les salariés du secteur des services. « Il n’existe pas le moindre rapport entre la performance des mieux rémunérés du secteur financier et les bonus colossaux qu’ils soutirent au système pour leur compte propre, et ce, alors que l’économie réelle est en plein marasme. Les gouvernements doivent y mettre un terme. La proposition envisageant de plafonner les revenus des cadres à 20 fois les revenus médians leur laisserait plus qu’assez pour vivre. »

Très souvent, ceux dont les émoluments et les bonus sont les plus élevés ont pignon sur les discussions entre les gouvernements et les régulateurs dans la recherche d’une issue à la crise.

« Ceux qui dans les secteurs des banques et des finances continuent d’affirmer que cette crise n’aurait pas pu être prédite sont malhonnêtes ou incompétents. Que cela suffise aux banques, soit, mais on est bien loin de ce dont les sociétés ont besoin et de ce que les gouvernements devraient accomplir », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.

Quatorze dirigeants syndicaux représentant la CSI, le groupement Global Unions et les centrales syndicales nationales assisteront à la conférence annuelle du Forum économique mondial à Davos, du 27 au 31 janvier. Les dirigeants syndicaux donneront une conférence de presse, le 28 janvier à 15h00, au Centre des Congrès de Davos.

Contacts (à Davos) : Tim Noonan, directeur des Communications CSI : tim.noonan@ituc-csi.org ou Mathieu Debroux, chargé de Presse CSI : + 32 476 621 018

*Lire le texte intégral de la déclaration des dirigeants syndicaux à Davos 2010 :
http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/2010_Statement_of_Labour_Leaders_to_the_World_Economic_Forum_Annual_Meeting.pdf