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IFIs and G20 Must Lead a Global Action Plan to Put Job Creation at the Top of Their Agenda

20/09/2011

Français à la suite

The global economy is facing a surge in unemployment as record numbers of people out of work risk tipping the world into a 1930s-style downturn.

G20 Governments and the International Financial Institutions (IFIs) have failed to deliver on their promises to attack joblessness and instead have turned their attention to fiscal consolidation, as money markets increasingly dictate policy.

ITUC and its Global Unions partners are calling on the IMF, World Bank and G20 Governments to assume leadership and put a halt to destructive economic policies as austerity measures contribute to a renewed economic downturn.

In the twice-annual letter sent to Ministers of Finance and Executive Directors of the IMF and World Bank, ITUC General Secretary Sharan Burrow said austerity measures threaten to create several million more job losses, making it even more unlikely that deficit targets will be reached.

“We need programmes to stimulate employment through infrastructure and climate related investments and public services.

“The IFIs have a responsibility to protect public services vital to societies’ development, such as education and health care, and support the introduction of a social protection floor in all countries,” explained Burrow.

The Global Unions warned that policies of fiscal consolidation should only be considered when economic growth is self-sustaining and unemployment is falling.

“Instead of cutbacks, the IMF should lead a co-ordinated effort to establish a financial transactions tax to pay for job recovery programmes and meet development and climate-finance commitments.

”Unless the IFIs move to regulate the global financial system and create a solid foundation for millions of workers, jobs will remain unstable and we will forever be on a crisis footing,” said Burrow.

Global Unions also called on the IFIs to: 

  • contribute efforts to achieve climate resilience and reduce greenhouse gas emissions; 
  • provide supplementary assistance for developing countries affected by the increasing cost of food; 
  • reverse policies that increase gender inequalities.

In a targeted message to the IMF, Global Unions called on it to stop promoting labour market de-regulation. The ILO’s expertise on working conditions should guide policy instead.

The World Bank needs to ensure consistency within the World Bank Group in support of core labour standards and to put in place effective safeguards to ensure compliance.

Read the ITUC, Global Union Federations and TUAC statement to the 2011 Annual Meetings of the IMF and World Bank, Washington DC 23 – 25 September 2011

 


Il faut que les institutions financières internationales et le G20 initient un plan d’action mondial qui place la création d’emplois en tête de leur programme

L’économie mondiale connaît une hausse record du chômage et le nombre de personnes sans emploi pourrait faire basculer le monde dans une récession semblable à celle de 1930.

Les gouvernements membres du G20 et les institutions financières internationales (IFI) n’ont pas respecté leur promesse de s’attaquer à ce fléau et se sont plutôt concentrés sur la consolidation fiscale ; de leur côté, les marchés financiers dictent de plus en plus leur loi.

La CSI et ses partenaires de Global Unions demandent instamment au FMI, à la Banque mondiale et aux gouvernements du G20 d’assumer un rôle de chef de file et d’en finir avec les politiques économiques destructrices sachant que les mesures d’austérité entretiennent la récession économique.

La secrétaire générale de la CSI, Sharan Burrow, a profité de la lettre semestrielle envoyée aux ministres des Finances et aux directeurs du FMI et de la Banque mondiale pour répéter que des mesures d’austérité risquaient d’entraîner plusieurs millions de pertes d’emploi, rendant la réalisation d’objectifs de déficit encore plus improbable.

« Nous avons besoin de programmes qui stimulent l’emploi grâce à des investissements dans les infrastructures et dans le domaine du climat, ainsi que dans les services publics.

Les institutions financières internationales ont la responsabilité de protéger les services publics essentiels au développement des sociétés comme l’éducation et les soins de santé ; elles doivent en outre soutenir l’introduction d’un socle de protection sociale dans tous les pays », a expliqué Sharan Burrow.

Le groupement Global Unions a déjà prévenu que des mesures de consolidation fiscale ne pouvaient s’envisager avant que la croissance économique s’entretienne d’elle-même et que le taux de chômage diminue.

« Le FMI, plutôt que d’encourager des réductions, devrait prôner un effort coordonné en vue de mettre en place une taxe sur les transactions financières, laquelle générerait des revenus pour les programmes de relance de l’emploi et pour la réalisation des engagements de développement et de financement dans le domaine du climat.

Le marché de l’emploi ne pourra se stabiliser, ni sortir de la crise si les IFI ne se décident pas à réglementer le système financier mondial et à établir une base solide pour des millions de travailleuses et de travailleurs », a ajouté Sharan Burrow.

Du reste, Global Unions invite les institutions financières internationales à : 

  • participer aux efforts d’adaptation face aux changements climatiques et de réduction des émissions des gaz à effet de serre ; 
  • fournir une aide supplémentaire aux pays en développement touchés par l’augmentation des prix des aliments ; 
  • inverser les politiques qui accroissent les inégalités entre les hommes et les femmes.

Dans un message destiné au Fonds monétaire international, le groupement Global Unions lui demande instamment de cesser d’encourager la déréglementation du marché du travail et de plutôt se reposer sur l’expérience de l’Organisation internationale du Travail en matière de conditions de travail pour orienter sa politique.

La Banque mondiale doit pour sa part veiller à la cohérence entre les agences du Groupe de la Banque mondiale afin de soutenir les normes fondamentales du travail et à la mise en place de garde-fous efficaces pour s’assurer qu’elles sont respectées.

Lisez la déclaration de la CSI, des Fédérations syndicales internationales et de la Commission syndicale consultative à l’occasion de la réunion annuelle de 2011 du FMI et de la Banque mondiale à Washington DC, du 23 au 25 septembre 2011