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Governments must maintain adequate resources for labour market programmes
Les gouvernements doivent maintenir les financements des politiques d'aide à l'emploi

07/07/2010

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"The OECD Employment Outlook charts the devastating impact the crisis has had on working families. Reducing unemployment must be governments’ first priority. Fiscal consolidation must not undermine the provision of adequate resources for labour market programmes. Governments must ensure that programmes are sufficiently funded to meet the challenges of the jobs crisis, until there is unequivocal evidence that recovery has translated into strong job growth”, said John Evans, TUAC General Secretary. He welcomed the OECD Employment Outlook 2010, issued today, which importantly delivered the message that “a strong case can be made to ensure that labour market programmes remain adequately funded”1.

Acknowledging the fact that a significant expansion of short time work schemes by many countries “has had considerable success in limiting layoffs”, the Employment Outlook 2010 suggests that the OECD has moved to a more positive assessment of such schemes as an instrument of labour market policy. Whilst proposing they be downsized as the recovery grows, it suggests that countries should introduce short time work schemes on a more permanent basis, in times of rising unemployment. The proposals to shift from reducing non-wage labour costs across the board for employers, to targeted employment subsidies for hard hit groups also makes sense, as does the call to extend the maximum duration of unemployment benefits. 

However, there is no such shift in the OECD’s stance on employment protection, where it continues to argue for weakening the protection of regular workers. Chapter 3 of the Outlook analyses the way in which labour market institutions shape the level of job and worker reallocation. It argues that “employment protection for regular workers (including additional restrictions on collective dismissals) significantly depresses gross worker flows”. Increasing employment flows into and out of jobs will not lead to net job creation, particularly when there is a steep decline in demand and output as is the case in the current crisis. Moreover, the Outlook also finds that supposed flexibility-enhancing reforms of employment protection are not necessarily beneficial for workers stating that they “might increase the fraction of workers experiencing involuntary job separations who will therefore suffer from a wage penalty at re-employment”.

“The success of German labour market institutions in the context of this crisis, should lead the OECD to revisit its stance on employment protection. The Organisation must acknowledge that labour market reform is not an end in it itself. It can only be accepted if measures are proven to create more inclusive labour markets and better jobs. If they are seen to weaken worker protection and increase insecurity they will be rightly rejected.” said Sharan Burrow, ITUC General Secretary, following a BBC World debate on employment at the OECD.

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1 OECD Employment Outlook 2010, page 11, www.oecd.org/els/employment/outlook

 


Les gouvernements doivent maintenir les financements des politiques d’aide à l’emploi

« La nouvelle publication des Perspectives de l’emploi de l’OCDE met en évidence l’effet dévastateur de la crise sur les ménages salariés. La lutte contre le chômage doit être la priorité des gouvernements. La rigueur budgétaire ne doit pas se produire au prix des programmes d’aide à l’emploi. Bien au contraire, ces derniers doivent être suffisamment financés dans un contexte de crise de l’emploi et ce jusqu’à un retour sans équivoque d’une forte croissance » a déclaré John Evans, Secrétaire général du TUAC. Il s’est félicité des Perspectives de l’emploi de l’OCDE 2010, publiées aujourd’hui, selon lesquelles « de solides arguments penchent en faveur du maintien du financement des politiques du marché du travail à des niveaux suffisants »1.

Reconnaissant que les dispositifs de réduction du temps de travail mis en place dans un certain nombre de pays « ont largement contribué à préserver des emplois durant la crise », cette nouvelle édition des Perspectives de l’emploi laisse à penser que l’OCDE est dorénavant moins réfractaire à ce type de dispositif. Certes elle appelle au retrait de ces programme au fur et à mesure que la reprise apparaît, mais elle recommande tout de même des recours au travail à temps partiel sur une base plus permanente, ce pour faire face à toute hausse du chômage. De même la recommandation visant à passer d’une politique de réduction générale des coûts non salariaux du travail à une approche plus ciblée en fonction des catégories de population les plus touchées par la crise est tout à fait appropriée, comme l’est l’appel à l’extension de la durée maximale de l’assurance chômage.

En revanche, on est bien loin de toute forme de remise en cause lorsqu’il est question de la protection de l’emploi, l’OCDE poursuivant un plaidoyer bien fourni pour démanteler la protection des droits des salariés réguliers. C’est ce qui ressort du Chapitre 3 qui analyse la manière dont les institutions du marché du travail influencent le niveau et la mobilité de l’emploi. L’OCDE y fait valoir que « la protection de l’emploi des travailleurs réguliers (y compris des restrictions aux procédures de licenciement collectif) abaisse significativement les flux d’emploi et de main d’œuvre ». Et pourtant l’augmentation des flux entrant et sortant du marché de l’emploi n’a pas d’impact sur la création d’emplois nets, surtout en temps de crise et de forte baisse de la demande et de la production. D’ailleurs les Perspectives constatent que les réformes censées accroître la flexibilité de la protection de l’emploi ne sont pas nécessairement bénéfiques pour les salariés car elles « pourraient augmenter la proportion de travailleurs qui éprouvent des cessations d’emploi involontaires et qui souffriraient ainsi d’un retard salarial lors du retour à l’emploi».

« Le succès de l’Allemagne et de ses institutions du marché du travail dans le contexte de crise, devrait conduire l’OCDE à revoir sa position sur la protection de l’emploi. L’Organisation doit reconnaître que la réforme du marché du travail n’est pas une fin en soi. La réforme n’est acceptable que si elle vise à faciliter l’accès à l’emploi et l’accès à des emplois de bonne qualité. Toute tentative visant à démanteler le droit à la protection de l’emploi et à accroître l’insécurité sera très justement rejetée » a déclaré Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI, à l'issue d'un débat sur l'emploi de la BBC World à l'OCDE.

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1 Perspectives de l'emploi de l'OCDE 2010, www.oecd.org/els/employment/outlook